Définition d’un édulcorant
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Un édulcorant est un additif alimentaire qui donne un goût sucré à un aliment en apportant peu ou pas de calories. Dans les compléments pour pratiquants, on croise surtout le sucralose (E955), l’acésulfame K (E950) et les glycosides de stéviol (E960a), seuls ou associés.
En Europe, chacun n’est autorisé qu’après une évaluation de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments), qui fixe une dose journalière admissible : autrement dit, la quantité qu’une personne peut ingérer chaque jour, sa vie durant, sans risque identifié. Sa présence doit enfin figurer dans la liste des ingrédients, et le sucralose comme la stévia ont leur propre fiche dans le glossaire de NabFit.
Ce que ça veut dire concrètement
Le règlement européen sur les additifs définit les édulcorants comme « des substances servant à donner une saveur sucrée aux denrées alimentaires ou utilisées dans les édulcorants de table » (1). Les sucres eux-mêmes (glucose, fructose, lactose) n’entrent pas dans cette catégorie. Tous les édulcorants autorisés avant 2009 sont en cours de réévaluation par l’EFSA (2).
Le sucralose a été réévalué en février 2026 : l’EFSA confirme sa dose journalière admissible de 15 mg par kilo de poids et par jour. Elle note que l’exposition des consommateurs reste en dessous et rappelle qu’il est environ 600 fois plus sucrant que le sucre (3). Elle n’a en revanche pas pu confirmer la sécurité de nouveaux usages impliquant de longues cuissons à haute température, où des composés chlorés peuvent se former (3).
L’acésulfame K a été réévalué en 2025, avec une dose journalière admissible relevée de 9 à 15 mg par kilo (4). Pour l’aspartame, l’EFSA a confirmé en 2013 la valeur de 40 mg par kilo (5).
Pour les glycosides de stéviol, extraits de la stévia, elle a fixé en 2010 une dose de 4 mg par kilo, exprimée en équivalents stéviol (6). Pour un adulte de 75 kg, la limite du sucralose correspond à plus de 1 g par jour, très loin de ce qu’apporte une dose de « whey » aromatisée.
Ce que ça ne garantit pas
Un shaker sans sucre fait-il maigrir ? Un édulcorant ne garantit pas de perdre du poids. L’Organisation mondiale de la santé recommande depuis 2023 de ne pas utiliser les édulcorants sans sucre pour contrôler son poids. Sa revue des études ne trouve aucun bénéfice à long terme sur la masse grasse et relève de possibles effets indésirables d’une consommation prolongée, avec une recommandation qualifiée de conditionnelle (7).
Un édulcorant « naturel » reste soumis à une limite : les glycosides de stéviol ont une dose journalière admissible comme les autres, et l’EFSA estimait même en 2010 qu’elle pouvait être dépassée aux niveaux d’usage proposés (6). À l’inverse, une dose admissible ne promet pas une innocuité absolue : il s’agit d’une marge de sécurité calculée à partir d’études animales, que l’EFSA révise quand de nouvelles données arrivent, comme l’a montré l’acésulfame K.
Sur NabFit, la préférence éditoriale va aux produits nature ou sucrés à la stévia, et le barème de notation range les édulcorants dits « controversés » parmi les additifs indésirables, à l’exception de ceux d’origine végétale. Il s’agit d’un choix de ligne éditoriale, puisque l’EFSA juge de son côté les usages actuels du sucralose sûrs (3).
À retenir : un édulcorant autorisé est sûr aux doses évaluées, mais il ne fait pas maigrir et n’est jamais indispensable dans une whey.
Limites et effets secondaires
Outre les doses journalières admissibles détaillées plus haut, la réglementation impose deux mises en garde sur l’étiquette : l’effet laxatif possible des polyols, et la présence de phénylalanine dans l’aspartame, que doivent éviter les personnes atteintes de phénylcétonurie (8).
Par ailleurs, des travaux in vitro ont observé une altération de la barrière intestinale par le sucralose et par son impureté de fabrication, le sucralose-6-acétate (9). Ces résultats restent pour l’heure des observations de laboratoire, et l’EFSA a maintenu en 2026 la dose admissible du sucralose (3).
Comment le lire sur une étiquette ou une fiche produit
Comment repérer un édulcorant sur un pot ? Dans la liste des ingrédients, il apparaît par sa catégorie suivie de son nom ou de son numéro : « édulcorant : sucralose » ou « E955 ». La dénomination du produit doit être accompagnée de la mention « avec édulcorant(s) », ou « avec sucre(s) et édulcorant(s) » si du sucre est aussi ajouté (8). Un produit contenant de l’aspartame porte la mention « contient une source de phénylalanine » (8).
Les polyols (maltitol, xylitol, érythritol) sont aussi des édulcorants ; au-delà de 10 % de polyols ajoutés, l’étiquette doit avertir qu’« une consommation excessive peut avoir des effets laxatifs » (8). Aucune étiquette n’indique la quantité d’édulcorant : seule sa position dans la liste, en fin d’énumération, renseigne sur sa faible proportion. Les goûts élaborés (cookie, caramel beurre salé) en contiennent presque toujours, avec des arômes.
Sur NabFit
Le barème de notation explique comment les additifs pèsent dans la note d’un produit. Le comparatif des meilleures whey isolate signale les références sucrées à la stévia ou sans édulcorant, et le guide de la whey concentrée explique pourquoi un goût simple est souvent un bon signe. Le test de la whey de Bulk montre une lecture d’étiquette en situation.
Questions fréquentes
Les édulcorants sont-ils dangereux ?
Aux doses évaluées, l’EFSA estime que non : elle fixe pour les édulcorants intenses (sucralose, acésulfame K, aspartame, stévia) une dose journalière admissible assortie d’une marge de sécurité (3 à 6). Les observations in vitro sur la barrière intestinale relèvent pour l’instant du laboratoire (9). En revanche, l’OMS ne leur reconnaît aucun bénéfice à long terme sur le poids et relève de possibles effets indésirables d’une consommation prolongée (7).
Le sucralose est-il dangereux ?
Aux usages autorisés, l’EFSA l’a jugé sûr en février 2026, avec une dose journalière admissible de 15 mg par kilo que l’exposition réelle n’atteint pas (3). Le point laissé ouvert par l’EFSA concerne sa cuisson prolongée à haute température, une situation bien éloignée d’une poudre diluée dans un shaker.
La stévia est-elle un édulcorant comme les autres ?
Réglementairement, oui : les glycosides de stéviol sont l’additif E960a, évalués par l’EFSA avec une dose journalière admissible de 4 mg par kilo en équivalents stéviol (6). Leur origine végétale ne les dispense pas de cette limite.
Pourquoi NabFit préfère-t-il les whey nature ?
Parce qu’un produit nature n’a besoin ni d’édulcorant, ni d’arômes, ni d’acidifiant pour masquer son goût, et qu’il se dose à votre convenance. C’est donc une préférence éditoriale assumée, qui ne vaut pas verdict sanitaire.
Sources
- règlement (CE) n° 1333/2008 sur les additifs alimentaires, article 3 (EUR-Lex), consulté le 20/10/2026 ;
- EFSA, page thématique « Sweeteners », revue le 17/02/2026 (lien en anglais), consultée le 20/10/2026 ;
- EFSA, « EFSA finds sucralose safe when used as currently authorised; cannot confirm safety of extending its use », 17/02/2026 (lien en anglais), consulté le 20/10/2026 ;
- EFSA, « Re-evaluation of acesulfame K (E 950) as food additive », EFSA Journal, 30/04/2025 (lien en anglais), consulté le 20/10/2026 ;
- EFSA, « Scientific Opinion on the re-evaluation of aspartame (E 951) as a food additive », EFSA Journal 2013;11(12):3496 (lien en anglais), consulté le 20/10/2026 ;
- EFSA, « Scientific Opinion on the safety of steviol glycosides for the proposed uses as a food additive », EFSA Journal 2010;8(4):1537 (lien en anglais), consulté le 20/10/2026 ;
- OMS, « WHO advises not to use non-sugar sweeteners for weight control in newly released guideline », 15/05/2023 (lien en anglais), consulté le 20/10/2026 ;
- règlement (UE) n° 1169/2011, annexe III, points 2.1 à 2.3 (EUR-Lex), consulté le 20/10/2026 ;
- Schiffman S. S. et al., « Toxicological and pharmacokinetic properties of sucralose-6-acetate and its parent sucralose: in vitro screening assays », Journal of Toxicology and Environmental Health, Part B, 2023;26(6):307-341 (lien en anglais), consulté le 20/10/2026.

